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SWAYER ▽ Forever is an awfully long time

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one more night


MessageSujet: SWAYER ▽ Forever is an awfully long time Mer 16 Oct - 19:21





Forever is an awfully long time
« Non maman, arrête donc de stresser, je te dis que je suis bien arrivée », ronchonnait-elle, exaspérée par les questions incessantes de sa chère mère, à l’autre bout du fil. Elle était bien consciente que sa mère devait être nerveuse à l’idée que sa fille ait quitté Phoenix, alors qu’elle était en sale état et très malade, mais elle ne pouvait concevoir qu’elle la couve ainsi. Après tout, elle n’était plus une petite fille et elle était parfaitement bien capable de se protéger toute seule, de s’occuper d’elle et de prendre soin d’elle. C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle avait fait autant de kilomètres pour s’installer dans cette chambre d’hôtel, qui ferait l’affaire en attendant qu’elle ne puisse trouver un luxueux appartement que beau papa lui payerait. Mais pour en revenir à sa chère mère, le fait qu’elle stress à ce point alors que la jeune femme avait atterris seulement une heure plus tôt n’augurait rien de bon. Si sa mère commençait déjà à paniquer, elle risquait de finir par débarquer à Chicago et par foutre tout son plan en l’air. Sachant qu’en plus, sa mère n’était pas du tout discrète, elle était encore capable d’avouer à Sawyer que la véritable raison de leur présence ici était qu’elle avait simplement besoin d’une greffe de rein. Et là, elle pouvait toujours dire adieu à la confiance de sa sœur – qui ne lui faisait déjà pas confiance à la base. « Je viens tout juste d’arriver dans ma chambre d’hôtel, je défais mes valises et je vais me chercher à manger. Oui et j’irais voir Sawyer après. Attendre ? Pourquoi tu voudrais que j’attende ? Que j’attende quoi ? De mourir ? T’en a d’autre des idées comme ça ? ». Elle savait que sa mère n’était pas franchement à l’aise avec l’idée que sa fille chérie ne retrouve sa sœur jumelle que pour lui voler de la moelle osseuse. Elle-même avait du mal à se dire qu’elle était purement et simplement en train d’utiliser sa sœur comme un médicament et qu’elle se fichait pas mal de savoir ce que cette dernière en penserait. Mais la fin justifiait les moyens et sa fin à elle était bien plus proche que la fin de n’importe qui. Et il n’était pas question qu’elle soit en paix avec sa conscience et qu’elle meurt. Non, elle préférait largement rester en vie, avec sa conscience qui la travaillerait jusqu’à la fin des temps. De toute façon, elle n’avait jamais été en très bon termes avec sa sœur jumelle alors si cette dernière venait à la haïr jusqu’à la fin de sa vie, ce n’était pas franchement comme si cela changeait grand-chose de la situation actuelle. Elle aurait simplement une raison de plus pour la détester, voilà tout. Comment ça, elle tentait l’auto-persuasion ? « Comment ça Elwyn aussi est très inquiet ? ». Putain, comme si les choses n’étaient pas déjà suffisamment chiantes pour que son petit ami ne s’en mêle aussi. Il fallait dire que depuis quelques temps – depuis qu’elle avait appris qu’elle était malade en réalité, elle ne supportait plus la présence de son petit copain et elle supportait encore moins qu’il ne lui donne des conseils et des suggestions. Elle ignorait a quoi était du ce fait. Etait-ce parce qu’elle était mourante ou la maladie lui avait-elle ouvert les yeux ? Il n’en restait pas moins qu’elle ne pouvait plus supporter de lui adresser la parole et encore moins d’être dans la même pièce que lui. Ce simple fait la rendait … malade, au sens propre comme au sens figuré d’ailleurs. « Ecoute maman, je n’ai pas vraiment le temps de parler, le voyage a été long et je voudrais vraiment pouvoir aller voir Sawyer encore aujourd’hui. Alors s’il te plait, cesse de t’inquiéter et je te rappellerais plus tard, d’accord ? ». Elle ne laissa pas vraiment le temps à sa chère mère de protester, puisqu’elle raccrocha presque immédiatement. Précipitamment, elle défit sa valise et en sortie enfin un long manteau noir, qu’elle passa sur ses épaules. Elle n’avait pas vraiment l’intention de se prélasser dans sa chambre, pas plus qu’elle ne comptait s’y attarder et l’air de Chicago n’était pas franchement aussi chaud et aride que l’air de Phœnix. Quittant alors sa chambre, les talons hauts de ses escarpins noir claquant sur le sol, la jeune se dirigea rapidement vers la boulangerie la plus proche, dans laquelle elle acheta deux beignets au chocolat. Elle n’avait pas la moindre idée du genre de pâtisseries que pouvait aimer sa sœur, mais tout le monde aimait les beignets au chocolat, n’est-ce pas ? Son achat dans les mains, elle héla un taxi dans lequel elle s’engouffra et auquel elle donna l’adresse de sa frangine. Il lui fallut une dizaine de minutes à peine pour traverser la ville et c’est après avoir glissé quelques billets dans la main du chauffeur qu’elle sortit à nouveau dans la rue, grimpant les escaliers qui la menèrent directement à l’appartement de sa sœur. Frappant à la porte, la jeune femme attendit sagement que l’on vienne lui ouvrir. Du bruit à l’intérieur lui indiqua du mouvement dans l’appartement et enfin la porte s’ouvrit. Prenant son air angélique et faisant son plus grand sourire, elle simula la joie avec une facilité déconcertante. « Sawyer ! », s’exclama-t-elle, d’une voix enjouée. « Je sais, tu dois te demander ce que je fiche ici. La vérité, c’est que je me suis dit qu’il était peut-être temps que nous mettions nos différents de côté, après toutes ces années. C’est totalement puéril et puis, nous sommes sœurs ». Si la jeune femme souriait toujours, mentalement, elle s’infligeait une gifle bien méritée. Si sa sœur c’était pointée chez elle avec un tel discours, elle lui aurait sans doute claqué la porte au nez, tant tout cela semblait faux et surjoué. Mais en même temps, elle était si superficielle qu’avec de la chance, sa sœur n’y verrait que du feu. « Mais nous aurons bien le temps de reparler de cela. Est-ce que je peux entrer ? J’ai apporté des beignets. Tu aimes les beignets ? », questionna-t-elle, toujours avec ce même sourire hypocrite.


Dernière édition par Cerridwen R-M. Llewellyn le Mar 29 Oct - 17:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SWAYER ▽ Forever is an awfully long time Sam 19 Oct - 13:41






Cerridwen & Sawyer


D'un pas rapide je me précipitais jusqu'à mon téléphone portable qui sonnait depuis presque une minute maintenant. Je me doutais déjà du destinataire de cet appel, dans à peine une heure je devais retrouver Nate pour manger dans un petit restaurant dont il me parlait depuis presque trois mois maintenant, il était sûr que l'endroit me ferait plaisir et nous avions enfin réussi à nous mettre d'accord sur une date, mais ce matin en me réveillant je m'étais retrouvée seule dans notre lit, encore une fois il était partit au petit matin sans faire le moindre bruit pour faire je ne savais quelles choses si importantes dont il ne pouvait pas me toucher un mot. Même si j'avais beau m’inquiéter, il semblait ne pas le voir ou s'en ficher royalement et je ne savais pas pour quelles raisons ça m'énervait autant. J'attrapais mon téléphone d'un geste énervé avant de voir que le destinataire était effectivement Nate, je soufflais bruyamment avant de décrocher. « Oui ? » Même pas de "allo", ni de "bonjour", je n'étais pas d'humeur pour utiliser des familiarités en cet instant. Encore une excuse bidon. Voilà ce à quoi j'avais le droit, une excuse et une journée seule, encore. « Tu te fous de moi Nate ? Dis-moi que c'est une plaisanterie, ça fait des mois que tu me parles de ce restaurant et tu me plantes pour je ne sais quelle histoire bidon dont je me fou complétement. » à l'autre bout du fil mon mari s'évertuait à s'excuser de toutes les manières possible, mais je ne voulais rien entendre. « Tu sais quoi laisse tomber et trouve toi un endroit pour dormir ce soir parce que ce n'est pas la peine de rentrer, tu fais chier Nate. » Je raccrochais sans plus de cérémonie, posait le téléphone sur la table de la cuisine et me laissait tomber sur le canapé du salon avec la grâce d'un éléphant en tutu. Autant dire que ce n'était pas jolie à voir. Mon corps et ma tête étaient épuisées, fatigués de voir que je faisais des efforts en vain, parfois il m'arrivait de me demander pourquoi, dans quel but faire tout ça, qu'est-ce que ça changerait ? J'attrapais la bouteille de bière qui se trouvait face à moi et bu au goulot sans aucune gêne, lorsque quelqu'un frappa à la porte. J’espérais pour lui que ce ne soit pas Nate, même si je supposais qu'il avait ses clefs et que pas conséquent jamais il ne prendrait la peine de frapper à la porte. Une envie soudaine de me gifler que je calmais avant de me lever du canapé qui trônait au milieu du salon. La personne n'était toujours pas partie de toute évidence et j'aurais pu ne pas répondre, je n'avais pas envie de voir du monde aujourd'hui, je n'étais pas dans un état assez joviale pour faire la conversation comme-si de rien n'était, tout simplement comme si j'allais bien et que ma vie était parfaite. Ce qui malheureusement n'était pas le cas. D'un geste lent et sans conviction j'ouvris la porte, sans prendre la peine auparavant de regarder dans le judas pour voir qui faisait l'affront de venir me déranger maintenant. Le silence s'empara du petit appartement que je louais depuis maintenant cinq mois. Je n'arrivais simplement pas à croire ce qui se passait, comment, pourquoi ? La voix de ma soeur me ramena sur terre en un temps records et je levais les yeux au ciel, cette journée était définitivement pourrie. « Putin c'est une blague ? » Je passais la tête dehors cherchant la camera cachée qui avait amené ce petit démon jusque chez moi. « Tu veux faire table rase du passé, arrête Dwen, je te signale que si nous en sommes là aujourd'hui c'est de ta faute. Tu as fait de ma vie un enfer les seules foutues fois ou nous nous sommes vu et tu penses vraiment que je vais t'ouvrir les bras comme si de rien ? Tu vis dans un monde rose bonbon avec des bisounours, des arcs-en-ciel et des licornes ? » Le sarcasme était malheureusement ma seule arme face à ma soeur, je n'arrivais plus à réfléchir rationnellement lorsqu'elle se trouvait dans les parages. « Rend nous service princesse, prend tes beignets fourrent-les toi au fond de la gorge et casse-toi de chez moi. »



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MessageSujet: Re: SWAYER ▽ Forever is an awfully long time Mer 30 Oct - 19:38





Forever is an awfully long time
Mais bordel, qu’est-ce qu’il lui avait pris, de se pointer ainsi chez sa sœur ? Qu’elle idée stupide, franchement. Car elle savait très bien que sa sœur, qui ne la portait pas franchement dans son cœur, risquait de ne pas prendre la chose franchement bien. Et c’était très compréhensible après tout. Cerridwen elle-même était consciente qu’elle avait passé son enfance à mal agir avec sa sœur jumelle, mais jusqu’à présent, elle n’avait eu aucune raison de le regretter. Maintenant, elle se rendait compte de son erreur. Oh, ce n’était pas tant parce qu’elle allait mourir et qu’elle avait besoin de sa sœur pour la sauver. C’était plutôt parce qu’elle se rendait compte que parfois la vie étant plus courte que ce que l’on présageait, on pouvait être amené à avoir des regrets. Et oui, elle regrettait. Elle se retrouvait maintenant, âgée de seulement vingt-trois ans et aux portes de la mort. Et pour couronner le tout, la seule personne qui pouvait lui sauver la vie la haïssait au point de – sans doute – vouloir la laisser mourir. On pouvait dire que les choses ne se passaient pas terriblement bien pour la jeune femme. Pourtant, la réaction de sa sœur ne la surprenait pas tant que ça. « Oui ? Non ? Une blague … Ce n’est pas une blague. Je ne blague jamais. Ou en tout cas pas souvent. Tu devrais savoir que ce n’est pas vraiment mon genre, de blaguer », affirma-t-elle avec aplomb. Sa sœur avait beau être en rogne, ce n’était pas franchement du genre de Cerridwen de s’avouer vaincue. Mais sa sœur la connaissait sans doute suffisamment pour savoir qu’elle était bel et bien sérieuse. Cerridwen n’était pas une fille drôle, elle ne possédait pas l’humour, elle n’était pas capable d’être ironique ou sarcastique, ou du moins, pas en le souhaitant vraiment. Alors blaguer sur un sujet aussi sérieux ? Certainement pas. Haussant un sourcil, parfaitement sérieuse, Cerridwen la dévisagea un instant. Inspirant profondément pour garder son calme et ne pas lui répondre aussi agressivement que sa sœur pouvait le faire. Elle était venue pour tenter d’arranger les choses, n’est-ce pas ? Passant ses doigts dans ses cheveux roux pour les ramener en arrière, dévoilant ainsi son teint plus pâle que jamais, elle expira avant de reprendre enfin la parole. « Pas de licornes. De pandas roses », déclara-t-elle avec un sourire, tentant une note d’humour pour détendre l’atmosphère. Hum … oui. C’était plutôt raté. Se raclant la gorge avant de retrouver un air parfaitement sérieux, elle reprit, d’une voix faible et mal assurée. « Tu vois, je t'avais dis que j'étais pas douée pour l'humour. Bref. Je sais que nous sommes ici à cause de moi, Sawyer, il est inutile que tu me le signale. Je ne serais pas ici, si ce n’était pas à cause de moi. Ecoute, je ne vais pas m’excuser, ça ne servirait à rien. Mais disons qu’il s’est passé … quelque chose et que ce quelque chose fait que j’ai envie de changer cette relation que nous entretenons. Je te passe les détails, ils ne feraient que t’ennuyer, mais je t’assure que je suis ici pour essayer de changer, de réparer les erreurs que j’ai faites ». Son discours sonnait faux à ses oreilles et l’espace d’un instant elle se surprit à se sentir coupable. Mais elle chassa bien vite ses mauvais sentiments. Comme on disait, aux grands maux les grands moyens. Et elle était sur le point de mourir, elle considérait que cela était suffisamment important pour s’accorder un petit mensonge. Un petit mensonge, oui, oui. De mauvaise foi ? Si peu. « S’il te plait Sawyer, laisse-moi une chance de me rattraper. Imagine, l’une de nous meurt demain. Tu ne crois pas que ce serait mieux, de mourir en bon terme ? ». Elle ne croyait pas si bien dire. Qui pouvait savoir combien de temps elle parviendrait à survivre, avant que la maladie n’ait raison d’elle. Elle avait déjà commencé à perdre quelques mèches de cheveux, sa peau était pâle, elle se sentait faible et elle avait des douleurs atroces dans les os. Et quand on la mettait sous chimiothérapie, elle était malade des jours durant. Alors qui savait combien de temps elle garderait encore les yeux ouverts avant qu’elle ne finisse six pieds sous terre. Elle n’abandonnerait pas aussi facilement. Sa sœur était sa seule bouée de sauvetage, la seule à pouvoir la sauver, la seule à pouvoir la maintenir en vie. Qu’importe l’énergie qu’elle devait y mettre, elle parviendrait à la convaincre de lui accorder une seconde chance, elle parviendrait à gagner sa confiance et elle aurait cette greffe de moelle osseuse. Elle n’allait pas mourir. Elle ne le permettrait pas. « C’est des beignets au chocolat. Personne ne peut dire non à un beignet au chocolat », insista-t-elle en agitant le sachet en papier kraft devant son nez, un grand sourire s’affichant sur ses lèvres rouge.
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MessageSujet: Re: SWAYER ▽ Forever is an awfully long time Mer 30 Oct - 22:45






Cerridwen & Sawyer


Je ne savais plus depuis combien de temps exactement je n'avais pas vu ni avait eu de nouvelle de ma soeur. Elle n'avait même pas été prévenu de mon ressent mariage avec Nate, ni elle, ni même notre mère d'ailleurs, elle non plus je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis des années, depuis le jour où elles avaient quitté la maison pour être honnête et même si je me disais forte et que je faisais comme si tout allait bien, oui, j'ai manqué de l'amour d'une mère, horriblement, atrocement, mais j'ai grandi comme ça. En même temps la rancunière que j'étais, avait beaucoup de mal à pardonner et des choses il semblerait que là je devrais en pardonner quelques unes. Une hallucination, Dwen n'était sans aucun doute, rien de plus qu'une hallucination. « Je sais que ce n'est pas une blague, c'était plus de l'ironie la comique en herbe. » Ne pas faire de l'humour avec elle, il fallait que je m'en souvienne. Je soufflais bruyamment avant de fermer les yeux douloureusement. « Ce n'est vraiment pas ma journée. » Il y avait des jours comme ça ou rester sous sa couverture bien au chaud, oubliant le monde, était une très bonne idée, c'est surement ce que j'aurais dû faire. J'y penserais ma prochaine fois. C'est vrai que sa petite tentative d'humour était pitoyable. Mais, je n'allais surement pas lui signaler, quoi que. Non, je ne pouvais vraiment pas m'en empêcher. « Effectivement tu ne l'es pas, mais tu es tellement douée pour d'autre chose, qu'on fera abstraction de cette petite chose, n'est-ce pas ? Bizarrement je pense que tu as raison, t'excuser ne servirait à rien, ça ne changera pas le passé et puis de toute façon, ça ne t'ouvrira pas ma porte plus facile et aussi parce que je suis sûre que ça sonnerait aussi faux que ta pseudo nouvelle gentillesse. Pourquoi vouloir changer le passé ? Qu'est-ce qui t'amène ici ? Je veux dire la véritable raison Cerridwen. » Je n'étais malheureusement pour elle, pas assez stupide, pour croire à sa stupide obsession de réconciliation. Pourquoi maintenant ? Non, ce n'était vraiment pas le genre de ma soeur, surtout venir d'elle-même, il y avait obligatoirement un truc, un tour de passe-passe qui me ferait regretter le jour de ma naissance, parce que c'était comme ça avec ma jumelle, elle arrivait à chaque fois à me faire regretter le fait de l'avoir laissé m'avoir. Vraiment douée dans son genre la petite peste. « Tu sais ce que c'est l'ironie de la chose, si tu n'étais pas venu jusqu'à chez moi aujourd'hui et que par le plus grand des hasards j'avais appris que tu étais morte...Je ne n'aurais pas bougé mon cul pour venir à ton enterrement. » C'était très certainement dur comme phrase à dire à sa soeur, mais pourtant je pensais chaque mot. Toute ma vie j'ai entendue comme quoi notre relation était étrange, que pour des soeurs jumelles nous n'étions en rien proches, aussi différentes physiquement que psychologiquement, nous n'avions réellement rien à voir l'une avec l'autre, aussi charmante et charmeuse qu'elle était, je pouvais être chiante et détestable, une beauté froide contre une beauté chaude, la seule chose que nous avions en commun était sans aucun doute notre facilité à manipuler notre entourage, pour ça nous étions terriblement aussi douées l'une que l'autre. Jamais personne n'aurait pu deviner que nous étions soeurs et dans un sens ça m'arrangeait, terriblement. Durant les douze premières années de ma vie j'avais tout mis en oeuvre pour que ma soeur m'aime, sans jamais y parvenir, sans savoir ce que je lui avais fait pour qu'elle me déteste autant. Et puis finalement j'avais abandonné, laissant tomber doucement pour ne plus tenté de me faire aimer d'elle. Toujours sur le pallier de mon appartement je regardais ma soeur enfin la jaugeais du regard était un terme plus approprié, si je la laissais entrer dans ma vie et qu'elle me "brisait" une fois de plus, je ne voulais pas revivre ça, je n'en avais pas la force. Je n'avais pas eu ma soeur pour parler les nuits où je faisais des cauchemars, je n'avais pas eu ma soeur pour les fois où j'avais eu des peines de coeur ou encore des échecs en tout genre et surtout je n'avais pas eu ma soeur le soir de nos dix-huit ans, le soir où le "drame" est arrivé. J'aurais tellement voulu l'avoir près de moi, avoir quelqu'un sur qui me reposer pour une fois, ne plus être celle sur qui les autres comptes. Juste pour une fois. Mais, comme toujours elle n'avait pas été là et d’ailleurs elle n'était même pas au courant de cette histoire. Un secret que même notre père ne connaissait pas, un poids que je gardais en moi depuis maintenant cinq très longues années. Je regardais le petit sachet s'agiter devant mes yeux avant de lever les yeux au ciel d'un air simplement blasé. Doucement je me poussais sur le côté, ouvrant un peu plus la porte pour la laisser entrer. « C'est drôle, j'ai toujours entendu dire que le diable n'avait pas besoin d'invitation pourtant...Aurais-tu tout compte fais de bonnes manières. »




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