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Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis.

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one more night


MessageSujet: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Lun 24 Juin - 8:48


BRISEIS AELYN-ELENA LARSSON


Le meilleur moyen de réaliser l’impossible est de croire que c’est possible.


Etant né le 18 octobre 1986, plus spécifiquement dans la chatoyante ville de Chicago, je suis de ce fait âgé(e) de vingt-sept ans. Ainsi, comme vous pouvez aisément le deviner, mon signe astrologique est vierge. Je suis de nationalité américaine même si l'ont peut me trouver de sombres origines française et anglaise. Si vous ne l'aviez pas encore remarqué je suis un(e) femme. J'imagine que cela ne doit guère vous étonner.  Mes proches trouvent que j'ai une vague ressemblance avec Dianna Agron, c'est amusant n'est-ce pas ? La plupart du temps l'on me qualifie de franche, terre à terre, impulsive, douce, protectrice, sociable, souriante, généreuse, imperturbable, épicurienne, cynique. Ce qui me correspond d'ailleurs étonnamment bien. Depuis un an je suis célibataire. A ce propos, je suis définitivement hétérosexuelle et je l’assume. Puisque nous sommes au stade de se faire des confidences, je suis infirmière urgentiste et je dois avouer que cela me conviens parfaitement pour le moment. Ma devise c'est définitivement:I live very well with



VOTRE SECRET ◮ Lequel choisir ? Si je ne devais parler que d'un seul secret je pense que je choisirais celui qui me bouffe la vie, celui dont je n'ai parlé à personne, même pas à ma famille, encore moins à mes amis. La seule chose que j'ai vraiment réussi à garder secret dans ma vie. Ma maladie. La façon dont je l'ai apprise était assez...Étrange, déstabilisante et surtout impersonnelle. Je venais d'avoir dix-huit ans et après un accident je me suis retrouvé à l’hôpital, je ne sais pas comment c'est arrivé, comment ça s'est passé, mais une aiguille malheureuse est entrée en contact avec mon propre sang, me laissant par la même occasion un souvenir à vie de cette expérience, en plus du fait que je venais de perdre mon petit ami. Une hépatite, sans faire attention une infirmière de cet hôpital venait de me refiler une hépatite. Voilà ce qui arrive lorsqu'on veut absolument être sur tous les cas 'intéressant', elle n'aurait pas dû soigner se junky avant moi ou du moins elle n'aurait pas dû le laisser pour venir s'occuper de moi. Je n'en serais pas là aujourd'hui. Mais peu importe, aujourd'hui c'est l'une des raisons pour laquelle je suis devenue infirmière urgentiste, pour faire en sorte que ce genre de choses n'arrive jamais à personne.


✎ Je commence très mal ma journée sans un frappuccino, mais à côté de ça je bois beaucoup de café, avec mon boulot, il faut que je reste 'lucide'. Ce qui n'est pas forcement simple. ✎ J'ai un léger côté narcissique, je ne peu pas m'empêcher de me regarder dans un miroir, une vitre de voiture, n'importe quelle chose qui peut me laisser voir mon reflet, que ce soit juste pour me recoiffer ou même simplement pour voir si je n'ai rien sur le visage... ✎ Je me mords la langue à chaque fois que j'ai l'impression de dire une chose que je vais regretter. ✎ J'ai une collection impressionnante de dvd, je suis une vraie cinéphile c'est effarant. ✎ Je travaille surement trop, mais ça ne me gêne pas plus que ça. ✎ Je suis fille unique et je n'ai aucun cousin, ni cousine. Heureusement que j'avais pas mal d'amis à l'école. Je me serais sentit bien seule sinon. ✎ J'ai peur du noir et j'ai beaucoup de mal à monter dans une voiture depuis que j'ai eu un grave accident l'année de mes dix sept ans. ✎ Je ne fume pas, bois très peu (ça me tourne vite la tête) et à cause de mon boulot je ne sors pas souvent. ✎ J'aime changer de coupe et de couleur de cheveux très souvent. ✎ Je ne suis pas du genre matérialiste, mais j'ai une véritable passion pour les chaussures. ✎ J'aime aider les gens, je n'attends pas de remerciement loin de là, j'aime simplement les voir sourire. J'ai bizarrement besoin d'aider les autres pour me sentir bien. ✎ Je peux parfois passer pour une fille naïve, alors que c'est tout le contraire, je suis très lucide et réfléchie. ✎ Je n'ai pas eu de vraie relation amoureuse depuis un peu plus de huit ans. ✎ J'ai peur de l'avenir. ✎ J'ai une mémoire photographique.





couleur préféré ◮ Prune.
 film favoris ◮ The Time Traveler's Wife.
saison préféré ◮ Printemps.
roman favoris ◮ Le soleil se lève aussi.
style musical ◮ Jazz.


chaud ou froid  ◮ Chaud.
fidélité ou infidélité  ◮ Fidélité.
mensonge ou vérité ◮ Vérité.
ville ou campagne ◮ Ville.
Jour ou nuit ◮ Nuit.




△  behind the computer ~
PRÉNOM OU PSEUDO ◮ Appelle-moi Dieu ça ira Arrow. ÂGE ◮ Dieu n'a pas d'âge voyons SEXE ◮ Dieu ne fait pas ce genre de chose Rolling EyesOU AS-TU DÉCOUVERT LE FORUM ? ◮ Il met tombé dessus, je n'ai pas pu lui échapper, sale bête ! QU'EN PENSES-TU ? ◮ Je le trouve assez...divertissant. VEUX-TU ETRE PARRAINE(E)?◮ ça ira merci petit être adorable. FRÉQUENCE DE CONNECTIONS ◮ Un,deux,trois,quatre...Chaque jours que je fais.  MOT DE LA FIN ◮




Dernière édition par Briséis A-E. Larsson le Ven 5 Juil - 10:29, édité 10 fois
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one more night


MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Lun 24 Juin - 8:48



△ C’est une bonne chose d’avoir peur, ça prouve au moins qu’on a encore quelque chose à perdre.



« Tu es une petite fille très douée Briséis, alors concentre toi. » Je levais des yeux larmoyant vers ma mère, elle avait les mains sur la tête dans un geste résigné, la petite pièce qui était notre refuge depuis plus de deux heures était éclairé d'une lampe qui peinait à tenir le coup, je ne supportait plus son bureau, quelle idée de nous enfermer ici pour plus de concentration ? Elle ne supportait pas le bruit et elle avait vraiment beaucoup de mal à s'en accoutumer, mais personne ne lui avait ordonné de faire trois enfants, nous ne devions pas payer pour ses erreurs, si ? Cette femme si stricte, si sûre d'elle qu'était ma mère, imposait le respect partout où elle allait. Le respect et parfois même la peur. Grande brune à la peau blanche et aux lèvres toujours peinte en rouge carmin. Elle ne portait que des tailleurs ce qui la rendait encore plus froide. Mais je l'aimais de tout mon coeur de petite fille, même si elle ne me faisait aucun cadeau. Je savais qu'elle m’aimait quand même, malgré le fait qu'elle ne le disait jamais. Très vite nous nous étions rendu compte de mes capacités et du fait que je possédais une mémoire photographique, ma mère en était folle de joie, elle savait que grâce à ça, je m'en sortirais toujours dans la vie et que du coup j'aurais certainement plus de facilité que les autres pour apprendre. Mais moi, ça ne me réjouissait pas plus que ça. Être la dernière de trois enfants n'étaient pas si compliqué, au contraire, je pensais vraiment que grâce à ça on m'oublierait un peu, mais pas du tout c'était même tout le contraire, mes frères étaient bien plus grands que moi, de six et huit ans de plus. Et malheureusement pour moi, ils faisaient tout bien, tout ce qu'ils entreprenaient était une perfection, à chaque fois. Ce qui était réellement frustrant. Je me devais donc d'être la meilleure, de faire de mon mieux pour au moins tenter de les égaler, même si je ne faisais pas mieux qu'eux. « Mais maman, je suis fatiguée. » Ses yeux bruns lancèrent d'un coup des éclairs dans ma direction. Elle s'approcha dangereusement de moi et me serra l'avant bras avant de se mettre a crié que je n'avais pas le droit d'être fatiguée, qu'à mon âge la fatigue ne voulait rien dire, que je comprendrais vraiment ce qu'est la fatigue, quand j'aurais un boulot et une famille a assumé. J'avais beau admirer ma mère, pour tout ce qu'elle faisait, j'admettais que parfois elle m'effrayait, elle semblait si fatiguée et à bout de force et pourtant elle restait digne, forte et perturbante, une reine des glaces dans toute sa splendeur. « Je suis désolé. » Je baissais les yeux vers mon livre et me remis au travail avec un peu plus d'assiduité, je ne le comprenais pas encore, mais si je voulais qu'elle me laisse c'est ainsi que ça devait fonctionner, plus vite je finissais, plus vite je partirais dans ma chambre et ça je savais que nous en avions autant besoin l'une que l'autre. Étant la seule fille, nous aurions pu être proches...Malheureusement c'était tout le contraire, nous nous éloignions un peu plus à chaque seconde. Mais je me faisais une raison et restait proche de mon père ce qui n'était pas plus mal.

« Papa, je t'en prie, je ne veux pas déménager. » Mon petit nounours blottit contre mon ventre je regardais mon père avec toute la tristesse du monde. « Briséis, chérie, écoute-moi, nous ne quittons pas la ville, simplement le quartier, comme ça ta maman sera plus près de son travail. » Mais je m'en fichais moi qu'elle soit plus près de son travail, en quoi ça devait m’intéresser, pourquoi je devais changer mon mode de vie pour qu'elle puisse mieux vivre la sienne ? Et pour quoi en plus ? Gagner dix minutes de trajet. J'allais quitter mes amis, mon école, ma maitresse, pour dix minutes ? C'était tellement injuste. Mon père avait cette voix douce et compatissante qui le rendait tellement humain et chaleureux, parfois je me demandais vraiment ce qu'il faisait avec ma mère, ils étaient tellement différents l'un de l'autre, tellement opposés. J'aimais mes parents, mais mon père restait l'homme de ma vie, celui grâce à qui je restais une enfant épanouie et heureuse. Il était sans aucun doute la personne la plus importante de ma vie. Parfois je me demandais comment il pouvait être aussi gentil et incroyablement affectueux avec moi, alors qu'avec mes frères il était plus dur, autant que ma mère l'était avec moi. Mais, je m'en fichais, j'étais sa princesse. « Très bien, je suppose que je n'aie pas le choix de toute façon. Et puis je suppose que tant que tu restes avec moi tout ira bien. » Je me jetais dans ses bras pour le serrer le plus fort que mes petits bras me le permettaient, sous les yeux envieux de mes frères. « Je t'aime papa. » Il m'embrassa sur le front et me reposa sur le sol. « Moi aussi je t'aime princesse. »

Le soleil tapait terriblement fort dans la petite salle de classe, la chaleur me donnait mal à la tête, je me retournais croisant le regard de mon meilleur ami qui était dans le même état de léthargie que moi. Une grimace barra mon visage avant que je ne me retourne faisant face à notre professeur de science. une sensation de vide s'insinua doucement en moi et sans vraiment savoir pourquoi j'avais l'impression étrange que quelque chose de vraiment mauvais se passait en ce moment même. Sans savoir pourquoi je fronçais les sourcils et me tournais vers Killian. Il dû comprendre mon malaise et sans se préoccuper du professeur se leva pour s'approcher de moi. « Qu'est-ce qui se passe ? » Je posais ma main sur ma nuque et haussais les épaules. Je ne savais pas quoi lui répondre puisque moi-même je ne savais pas ce qu'il m'arrivait. « J'en sais rien, mais j'ai l'impression qu'il se passe quelque chose de pas normal...Et je ne parle pas de la chaleur. Laisse tomber, je deviens parano. » Il embrassa doucement ma joue et retourna à sa place, ce qui était incroyable c'était que le professeur n'avait absolument rien vu de notre petit échange, nous étions totalement passés inaperçu. La cloche sonna et ni une ni deux je sortais sans demander mon reste. Je n'attendais même pas Killian me précipitant jusqu'à chez moi. Il ne m'en tiendrais surement pas rigueur de toute façon. « Papa, tu es là ? Tu sais je crois que j'ai des problèmes, mais j'ai eu une impression bizarre tout à l'heure...Papa ? Tu m'écoutes, tu es où là ? Papa ? Pap... » Je poussais la porte de son bureau et ce que je vis à l'intérieur me pétrifia sur place. Mon père assis sur son fauteuil le regard dans le vide. Les livres qui se trouvaient dans ma main rencontrèrent le sol en quelques secondes. Je tombais à genoux devant le spectacle de mon père mort, une balle dans la tête. Qui avait pu faire une telle chose à un homme comme lui ? Je savais depuis toujours que son métier le mènerait certainement à cette fin, mais je ne voulais pas voir la vérité en face. Je ne pouvais plus bouger, des cris d'hystéries s'échappaient de moi et je ne réagis même pas lorsque deux mains m'empoignèrent pour me faire sortir de la pièce. « Je suis là Bris', ça va aller, je te le promet. » Les paroles réconfortante qui arrivaient jusqu'à mes oreilles ne m'aidaient pas tellement et pourtant elles m'apaisaient. Je connaissais cette voix et j'aurais juré que c'était Killian, mais non ce n'était pas lui. Je levais mon regard vers le jeune homme qui me tenait dans ses bras et continuais de pleurer, j'avais l'impression que toute la peine du monde venait de s'abattre sur moi. « Non Nolan, ça n'ira pas...ça n'ira plus. » Je ne pouvais pas m'arrêter de pleurer, mais bizarrement je me sentais en sécurité dans ses bras, sans comprendre, ni savoir pourquoi.


« Tu es mon meilleur ami Killian ? » Ma question était plus rhétorique qu'autre chose, je n'attendais pas tellement de réponse de sa part. Assise dans l'herbe avec le jeune homme, un petit sourire étirait mes lèvres. Il était allongé et regardait le ciel bleu qui s'offrait à nous, son regard azur se tourna vers moi et il acquiesça avec douceur. Je me laissais tomber, posant ma tête sur son torse. Depuis combien de temps nous connaissions nous maintenant ? Tellement longtemps que je ne me souvenais pas de notre rencontre. Enfaite si je m'en souvenais c'était à l'école primaire, je venais d’emménager dans la maison juste à côté de la sienne. Enfin de la leur. Killian et Nolan, deux frères jumeaux se ressemblant autant physiquement qu'ils étaient différents dans leurs comportements. J'aurais aimé m'entendre autant avec Nolan qu'avec Killian, mais pour une raison qui m'échappait, nous ne nous supportions pas. Je sentais qu'il ne m'aimait pas et je n'arrivais pas à comprendre pourquoi, je ne comprenais pas ce que j'avais pu lui faire pour avoir le droit à autant d'hostilité venant de sa part. Surtout qu'il avait été là pour moi, durant la plus grosse épreuve que la vie m'avait donné à traverser et encore aujourd'hui je ne m'en étais pas totalement remise, mais il avait été là, sans contrainte, sans méchanceté. Il m'avait simplement aidé et c'était éloigné redevenant le Nolan que je connaissais, celui qui me rendait la vie infernale. Mais j'étais proche de Killian, le reste m'importait peu. « Je dois te dire quelque chose Killian. » Sa main caressait doucement le haut de mon dos. Les passants ne nous connaissant pas aurait aisément pu croire que nous étions en couple, alors que ce n'était pas le cas, loin de là. Nous étions juste amis, sans arrière pensées, sans ambiguïté, du moins c'est ce que je me laissais croire, me voilant consciemment la face. « Moi aussi Briséis, ça fait un moment que je voulais te le dire, mais bon sang tu me rends dingue, je n'en peux plus d'être "que" ton meilleur ami, de vivre à côté de toi, de te voir tous les jours. Te voir sortir avec d'autres types, qui ne voient même pas la fille incroyable que tu es. Je te connais mieux que personne et... » Il s'était relever plongeant son regard dans le miens, me figeant sur place. Une impression détestable que le sol se dérobait sous moi se faisait ressentir et je ne savais plus quoi penser, plus quoi dire, je ne m'attendais pas du tout à ça, nous étions tellement proches que jamais je n'aurais pu imaginer une telle chose. « Putain, Bris', réagi, je t'ouvre mon coeur là, je suis en train de te dire que je suis amoureux de toi et tu ne bouges même pas, ça ne t'a même pas fait ciller. Je savais que c'était une connerie. J'aurais dû fermer ma gueule moi, quelle connerie. » Je souriais, Killian devenait tellement vulgaire lorsqu'il était en colère que je ne pouvais que sourire. Doucement je me relevais, m'approchant de lui et d'un simple geste je calmais sa colère, un geste qu'il n'aurait surement pas attendu. Je posais simplement mes lèvres sur les siennes le faisant taire en un quart de seconde.

Un rire cristallin s'échappa de ma gorge alors que je me laissais tomber sur le lit de Killian. Sa chambre était si chaleureuse, j'aurais voulu rester ici pour toujours, mais "toujours" n'est pas assez long dans mon cas. Je laissais le beau brun s'étendre à mes côtés, son sourire était purement et simplement communicatif. Nous nous chamaillions comme des enfants lorsque la porte de la chambre s'ouvrit à la voler, laissant entre-voir le "jumeau maléfique" comme j'aimais l'appeler, petit surnom que je donnais à Nolan, sans qu'il n'en sache rien. Ce qui avait bien fait rire Killian soit dit en passant. « Putin ce que vous pouvez être chiants, aller donc exposer votre joie de vivre ailleurs que dans cette maison. Y'en a qui essaie de bosser merde. » Je m'empêchais de rire et me levais du lit, suivant Nolan dans le couloir qui menait jusqu'à sa chambre. « Nolan attends s'il te plaît. » Il se retourna lentement et un petit sourire diabolique étira ses lèvres. Il ne savait pas à quel point j'avais envie de le gifler dans ses cas là. « Que puis-je faire pour notre chère princesse ? » Son ton sarcastique me refroidi d'un coup et je tiquais sous le surnom, une seule personne avait eu le droit de m'appeler comme ça et je ne laissais plus personne le faire depuis la mort de mon père. « Épargnons nous les petits surnoms à deux balles je t'en prie, ça nous fera gagner du temps. Maintenant si nous en venions au fait une bonne fois pour toute et que tu me disais enfin ce que je t'ai fait pour subir autant de haine et de mépris. » Je croisais les bras sous ma poitrine, je me voulais détendu et sûre de moi, mais c'était tout le contraire, je me sentais mal, vraiment pas à ma place, il avait cette capacité hors norme de me faire sentir moins que rien, de me faire sortir de mes gongs en moins de trente secondes, de me rendre folle tout simplement. « Tu n'as rien fait petite blonde, le fait que tu vois toujours la vie du bon côté m’insupporte au plus au point. » Ce qu'il pouvait être cynique, je ne voyais pas la vie du bon côté loin de là, je tentais simplement d'être un peu plus positive que lui et sincèrement, ce n'était pas bien compliqué. « Là je n'arrive pas à le croire, moi positive ? Ne te fou pas de moi Nolan, je ne suis pas positive, mais heureuse. Tu ne sais pas ce que c'est qu'être heureux toi ? Pourquoi tu ne peux pas accepter le fait qu'avec ton frère nous puissions avoir un petit peu de bonheur ? » Il me tourna le dos ce qui amplifia ma colère, le ton montait sans que je ne puisse le gérer. « Nolan regarde-moi, merde.» D'une main forte je lui frappais le torse, comme pour le faire réagir, lui faire comprendre que son comportement me faisait plus souffrir que ce que je voulais bien laisser paraitre.  « Tu étais là...Quand mon père est mort tu étais là, tu m'as vu au pire moment de ma vie, tu m'as soutenu et aider alors pourquoi tu me fais ça maintenant ? C'est quoi ton problème sans déconner ? » Je baissais la tête et la secouait doucement.« J'aurais aimé que ça se passe autrement. » Je m'éloignais un sourire triste sur les lèvres sans entendre ses dernières paroles, que je supposais sans doute blessante, mais je m'en fichais pas mal. Le fait que je sorte avec son frère avait littéralement empiré les choses, sans que je ne comprenne pourquoi.


ça n'aurait pas dû arriver, jamais nous n'aurions dû nous retrouver dans cet hôpital, à l'agonie, au bord du précipice. Me souvenir, je ne le voulais pas, malheureusement je n'avais pas le choix, je devais des explications à beaucoup de monde, trop de personnes attendaient des réponses à leurs questions, à commencer par sa famille. Mais comment pouvais-je leur répondre, alors que même moi je n'y comprenais rien. « Je vous en prie mademoiselle, je sais que c'est dur, mais essayer de vous calmer et de remettre en place les pièces du puzzles. » Je voulais lui hurler de me laisser, l'envoyer royalement chier lui dire que j'étais trop fatiguée pour le moment, simplement enfin avoir la paix, mais je voyais dans ses yeux que mon état de santé ne l'intéressait pas tellement. Allonger dans le grand lit blanc qui me servait de refuge depuis trois jours, j'essuyais doucement les larmes de rage qui coulaient le long de mes joues sans que je ne puisse les contrôler. Un plâtre bloquait ma jambe droite, de ma cheville jusqu'au haut de ma cuisse, pour le reste mon corps, il était quand à lui recouvert d’hématomes et de belles coupures. Je fixais l'homme qui se trouvait devant moi, il était stoïque et semblait tellement antipathique, que ça faisait presque peur. « Je vous dis que je ne me souviens pas de ce qui s'est passé. » Mes nerfs commençaient doucement à lâcher, ma voix devenait plus forte et surtout plus froide, ne pouvait-il pas comprendre qu'il n'aurait pas ses réponses aujourd'hui, qu'il n'obtiendrait rien de moi. Je n'arrivais pas à remettre en place mes souvenirs et je ne le voulais pas. Pourquoi voudrait-il que je revive cet instant ? La porte de la chambre s'ouvrit laissant place à une infirmière qui d'un geste de la main coupa court à cette conversation. Elle raccompagna l'agent de police jusqu'à la sortie, me laissant souffler de soulagement.

Être désolé était une chose, mais le sentiment de culpabilité qui me rongeait était autre chose. Toujours allongé dans mon lit d'hôpital voilà maintenant treize jours que j'étais cloîtré ici. Je ne savais toujours pas quand je pourrais sortir de cette prison doré, tout ce que je savais c'est que ce n'était certainement pas pour tout de suite. Depuis l'intervention du policier je n'avais plus dit un mot. Je restais là, regardant inlassablement le paysage qui s'illuminait chaque jour devant moi. Ma mère était venue me voir une fois, mais voyant que je ne lui faisais pas la conversation, elle n'était pas restée, trouvant sans doute ma compagnie très peu intéressante. Mes frères étaient passés aussi, mais je n'avais pas plus réagit à leur contact. Je me moquais éperdument des gens qui venaient me voir, je ne voulais la présence de personne de toute façon. Personne sauf la sienne. J'entendais les infirmières parler de moi, comme-ci je n'étais pas là, comme-ci j'étais déjà morte. Mais elles se trompaient royalement, je n'étais simplement qu'une coquille vide, impossible de ressentir quoi que ce soit.

Lorsque l’on meurt ou que l’on souffre d’une horrible perte nous traversons tous cinq étapes de la peine. On passe par le déni car la perte n’est pas envisageable, on ne peut imaginer que c’est réel. On s’énerve contre tout le monde, contre les survivants, contre nous-même. Puis on trouve un arrangement, on supplie, on implore, on offre tout ce qu’on a, on offre nos propres âmes en échange d’un jour de plus. Quand les négociations échouent la colère est difficile à contenir, on tombe dans la dépression, le désespoir, jusqu’à ce qu’on accepte finalement que l’on a tout tenté. On abandonne. On abandonne et on accepte. Le chagrin peut être une chose que l’on a en commun mais il est différent pour tout le monde. Il n’y a pas que la mort dont on fait le deuil, de la vie, d’une perte, d’un changement. Et on se demande pourquoi ça bloque autant parfois, pourquoi ça fait tant de mal mais la chose dont on doit se souvenir c’est que ça peut changer. C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait si mal, qu’on ne peut plus respirer, c’est comme ça qu’on survit. En se rappelant, qu’un jour, qu’en quelque sorte, vous ne le ressentirez plus de la même manière, ça ne fera plus aussi mal. Le chagrin vient à chacun en son temps, de sa propre manière. Alors le mieux que l’on puisse faire, le mieux que chacun puisse faire est de recourir à l’honnêteté. Le truc vraiment merdique, la pire partie du chagrin est que vous ne pouvez le contrôler. Le mieux que l’on puisse faire est d’essayer de laisser nos sentiments quand ils viennent. Et les laisser partir quand on peut. La pire chose c’est qu’à la minute où vous pensez l’avoir surmonté, ça recommence. Et toujours, à chaque fois, vous ne pouvez plus respirer. Le chagrin comporte cinq étapes. Elles nous semblent à tous différentes, mais il y en a toujours cinq : le déni, la colère, les négociations, la dépression, l’acceptation.


« Je suis désolée mademoiselle Larsson, je ne sais vraiment pas quoi vous dire, vous pouvez porter plainte contre l'établissement, je vous conseillerais même de le faire, même si ça nous porte préjudice. Bien sûr l'infirmière en question va être renvoyé et tous vos traitements seront pris en charge. Nous pouvons commencer le traitement lundi prochain, si vous le souhaitez.» Je regardais mon docteur, abasourdie. Je ne savais pas vraiment quoi lui dire, comment réagir. Je pouvais mourir à cause d'une erreur de la part d'une infirmière de première année, tellement excité par son boulot qu'elle avait voulu faire deux choses en même temps. C'est à ce moment-là que j'aurais dû répondre, mais je n'y arrivais pas, aucun son ne sortait de ma bouche. Comment la vie pouvait elle s'acharnait comme ça sur une seule personne ? Je ne pouvais pas, je ne voulais pas être le genre de fille que les gens prendraient en pitié. Jamais. « Non.» Le médecin me regardait, je le sentais presque nerveux, mais je m'en fichais, je ne voulais pas. « Mais, vous allez mourir. » Un soupire et un haussement d'épaules plus tard, je me levais de ma chaise marchant vers la porte de sortie. « Personne ne doit savoir. Jamais.» J'allais sortir, mais avant ça je voulais qu'il m'écoute et comprenne ce que j'allais lui dire. Ma voix était calme, douce, presque comme un murmure lointain. « Je ne vous ferais pas de procès, je ne veux ni de votre argent, ni de votre compassion. Je ne ferai pas d’interview ou quoi que ce soit qui pourrait mettre en péril cet hôpital, mais je ne vous demanderais qu'une seule chose...Ne renvoyez pas cette infirmière, l'erreur est humaine. Je lui es déjà pardonné. » Et sur ses mots, je partais, quittant l’hôpital sans me retourner.

« Mademoiselle Larsson, je ne pensais pas vous voir, asseyez vous je vous en prie. Vous voulez me parler de ce qui vous est arrivé ? » Je prenais place sur un canapé en cuir marron clair, il n'allait pas du tout avec le reste de la décoration, c'est fou comme nous pouvons nous accrocher aux petites choses insignifiante lorsque la situation devient critique. « Enfaîte, non. Mais, merci d'avoir posé la question. » Le psy notait des choses sur un bloc note, je l'imaginais faire des petits dessins en pensant à ses prochaines vacances. Vu la décoration qui nous entourait, je le voyais bien partir dans un endroit très extravagant, un endroit que seul les hommes riches et en besoin de reconnaissance peuvent prendre comme destination de vacances. Dubaï. C'était l'endroit où je pouvais le voir partir. « Le sarcasme est votre seule réponse mademoiselle ? » Je détournais le regard et cherchais une échappatoire, je devais me sortir de là, je ne voulais pas de cette discussion. De cette thérapie qui était censée me faire du bien, me sortir de cette dépression dans laquelle je m'enfonçais doucement. La maladie n'était pas la cause principale de ma descente en enfer, perdre l'homme que j'aimais était très certainement le plus gros facteur, sans que je ne m'en rende vraiment compte. « Que voulez-vous que je vous dises ? Que j'ai mal, que le simple fait d'y penser me donne envie de vomir, que je ne pense pas que le temps arrangera les choses, que j'en veux à la terre entière, mais le fait que je n'ai personne sur qui me défouler, n'a fait que me renfermer dans mon silence et ma douleur. C'est ça que vous voulez entendre ? » J'avais débité mon petit discourt sans lâcher des yeux le paysage ensoleillé qui s'offrait à moi. « En effet ce serait un bon début. » Abrutit ! Et dire qu'il me restait encore un minimum de quinze séances obligatoire. C'était prometteur.

Il y a deux sortes de gens, il y a ceux qui paniquent et qui fuient et il y a ceux qui se dépassent, ceux qui se montrent à la hauteur de la situation, ceux qui dépassent leurs peurs, leurs doutes et leurs faiblesses, ceux qui font ce qu’il faut au moment où il faut le faire et qui le font bien, ceux qui trouvent la force de repousser les limites et de lutter jusqu’au bout.


La douleur peut se manifester sous différentes formes. Ça peut être un petit pincement, une légère irritation, une douleur lancinante, une douleur que l’on supporte tous les jours. Et il y a le genre de douleur que l’on ne peut pas ignorer. Une douleur si grande, qu’elle bloque tout le reste. Et fait disparaître le reste du monde ! Jusqu’à ce que la seule chose à laquelle on pense, c’est à quel point on souffre ! La façon dont on gère notre douleur dépend de nous. La douleur... On l’anesthésie, on la surmonte, on l’étreint, on l’ignore... Et pour certains d’entre nous, la meilleure façon de gérer la douleur, c’est de foncer tête baissée. La douleur... Vous devez arriver à la surmonter. Espérer qu’elle disparaisse d’elle-même, espérer que la blessure qui la cause se referme. Il n’y a pas de solutions, pas de remèdes miracle. Vous devez respirer à fond et attendre qu’elle s’estompe. La plupart du temps, on peut gérer la douleur. Mais parfois, la douleur s’abat sur vous quand vous vous y attendez le moins. Elle vous attaque en traître et ne vous lâche pas ! La douleur... Vous devez juste continuer à vous battre parce que de toute façon vous ne pouvez pas l’éviter. Et la vie en fournit toujours plus !



Dernière édition par Briséis A-E. Larsson le Ven 5 Juil - 10:58, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Lun 24 Juin - 8:58

DIANNAAAA LA TOUTE BELLE **
Bienvenuuuuuuuuuuue
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Lun 24 Juin - 9:43

Bienvenue ma belle =D !!!
Et bonne chance pour la continuation de ta fiche !!♥
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Lun 24 Juin - 9:46


Bienvenue, bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Mer 26 Juin - 8:02

Dianna  

Bienvenue et bon courage pour ta fiche 
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Mer 26 Juin - 8:50

han, grongron
dis tu me réserves un petit lien, hein ?
bienvenu parmi nous et bonne chance pour ta fiche
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one more night


MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Mer 26 Juin - 14:45

Welcome to Neverland et bon courage pour cette supermissible fiche

Je n'ajoute rien d'autre si ce n'est que tu fais une blonde splendide
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Mer 26 Juin - 20:03

Comme vous êtes adorables
C'est en blonde que tu me préfère n'est-ce pas
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Mer 26 Juin - 20:04

Oh que oui
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Ven 28 Juin - 12:15

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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis. Ven 28 Juin - 12:30

Wow
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MessageSujet: Re: Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis.

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Mieux vaut régner en enfer qu’être esclave au paradis.

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