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à bout de toi.

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one more night


MessageSujet: à bout de toi. Sam 20 Juil - 22:02


clifford asling eddington


tu peux tout me dire


Etant né le 24 décembre 1974, plus spécifiquement dans la chatoyante ville de Brighton, je suis de ce fait âgé de trente neuf ans. Ainsi, comme vous pouvez aisément le deviner, mon signe astrologique est capricorne. Je suis de nationalité anglaise même si l'on peut me trouver de sombres origines écossaises. Si vous ne l'aviez pas encore remarqué je suis un homme. J'imagine que cela ne doit guère vous étonner. Mes proches trouvent que j'ai une vague ressemblance avec Martin Freeman, c'est amusant n'est-ce pas ? La plupart du temps l'on me qualifie de passionné, bosseur, perspicace, colérique, fort, brave, tendre, direct, impliqué, impulsif, drôle, souriant, manipulateur, calculateur, réfléchi, minutieux et de coquet. Ce qui me correspond d'ailleurs étonnamment bien. Depuis trois ans je suis en couple. A ce propos, je suis définitivement homosexuel et je l’assume. Puisque nous sommes au stade de se faire des confidences, je suis psychologue et je dois avouer que cela me convient parfaitement pour le moment. Ma devise c'est définitivement : i live very well with.



VOTRE SECRET ◮ Je suis jeune, et la fierté de mes professeurs. L'ambition me consume, il est vrai. La flamme prend mes pieds, et m'enchaîne terriblement. Je suffoque même. Mais je n'ai pas froid aux yeux. J'ose tout. Les remarques déplacées sur des cas sensibles. Des commentaires assassins. Je suis jeune, et je suis un petit con dont l'orgueil démesuré n'a d'égal que l'insolence perfide. Alors oui je parle ; je m'écoute même parler. Je savoure l’onctuosité technique de mes paroles sans appel. Je me désire grand homme. Donc il y a ce cas. Je le prends comme les autres ; à la va vite, avec nonchalance. Je suis si talentueux, après tout. Je me permets n'importe quoi. Cet homme n'a rien de spécial. Une maladie chronique, voilà. Il est l'un de mes premiers patients. Je lui souris gentiment. Je lui parle tout bas. Je crois avoir compris à la perfection. J'ai même un traitement. La vie n'est-elle pas bien faîte ? Un malade, et son guérisseur. C'est l'ordre tranquille et paisible des choses. Le reste suit son cours. L'homme s'assied en face de moi. J'observe son visage de père de famille. Il a fait faillite, il est en dépression. Ses enfants ne le respectent plus. Quant à son enfance, elle est suspecte. La cause, une mère castratrice. Bref, un classique. Nous badinons à notre aise. Je lui confie mon espoir en son rétablissement. Oui, il va mieux. Bientôt, l'homme va retrouver un travail. Les choses iront mieux avec sa femme. Il pourra lui faire l'amour à nouveau. Je m'arrête sur son sourire. Il est une chose étrange et fascinante. Je le considère un bref instant. Oui, quelques minutes. Une expression si triste et mélancolique, c'est à me fendre le cœur. Alors je me sens transpercé. De part en part, j'ai cette foutue impression. Non, j'ai tord. Le gars est au plus mal. Sa vie est un sale merdier, il n'a plus aucune estime de soi. Et il me donne ce sourire. Ses yeux disent même merci. Enfin, déjà mon esprit est ailleurs. Est-ce que je vais au bar avec les amis ce soir ? Peut-être que je vais commander une pizza, tiens. L'homme s'en va, courbé ; comme si il portait toutes les misères du monde. La pensée me fait sourire. Je bouquine un peu Freud. Au soir, un appel. « Cliff, c'est moi. Je voulais... je voulais vous remercier. Plus qu'un spécialiste... vous avez été un ami. Je sais que vous avez fait de votre mieux mais... Je ne peux pas... J'ai... mal. Alors, adieu ». A l'autre bout du téléphone, mon patient qui se jette d'un pont.



✎ Cliff adore le thé. Il en a toute une collection; certains pour la consommation, d'autres juste pour le plaisir de les avoir dans une petite boîte. Il possède ainsi beaucoup de dosettes, soigneusement rangées et classées. ✎ Il se lève tous les matins à 05:00 pour se soulager. ✎ Il adore la kpop, et souvent entre deux consultations, il lui arrive de regarder les MV de ses boys bands favoris sur Youtube. ✎ Il déteste les boîtes de nuit. ✎ Clifford ne tient absolument pas l'alcool. Ivre mort, il se met tout nu car il a chaud. ✎ Il a une sainte horreur de Freud. Si son collègue le prône, il peut vite s'échauffer et casser des objets. ✎ Quand Cliff est excité ou stressé, il se répète un petit leitmotiv comprenant le nom de ses philosophes et héros favoris. A savoir : Platon, Aristote, Kant, Nietzsche, Spinoza, Bruce Springsteen, Bergson, Locke, G-Dragon, Jay Park, Freddie Mercury, Thoreau, Lady Gaga etc. ✎ Il est très méticuleux. Le port de ses habits est planifié à une semaine près. ✎ Il n'aime pas le mode de vie américain, mais fait effort car il raffole de Starbucks Coffee. ✎ Clifford n'est pas un pet sportif. Pour calmer sa culpabilité, il joue au golf sur sa wii le dimanche. ✎ Quant il lui arrive d'être dans une situation de séduction, Clifford est très gauche et timide. Il peut tout à fait broder sur la nature taquine des chats pendant vingt minutes. ✎ Il est très protecteur avec ses sœurs. De ce fait, Cliff est un grand salop avec leurs copains et prétendants. Il leur fait passer le "Eddington Survivor". Cette expression le fait beaucoup rire, d'ailleurs. ✎ De temps en temps, il parle en gaélique, mais seulement pour se moquer de The Pogues et de Bono. ✎ Il apprécie le rugby. ✎ Cliff travaille souvent tard la nuit sur son ordinateur, en sirotant une bouteille de vin. ✎ Quelques fois, il regarde des shows réalités. Juste pour rire. ✎ Il est passionné par Baudelaire. Jeune, il appris les bases du français pour pouvoir lire ses écrits. ✎ Il marche assez vite. ✎ Il blasphème souvent et parle à Dieu comme à un ami. ✎ Clifford a regardé la série Queer as Folk. ✎ Il regarde parfois du porn. ✎ Il a toujours les cheveux impeccablement peignés. En fait, il est très coquet et propre sur lui. ✎ Il croit parler en russe car il connait les mots "vodka", "matryoshka" et "malchik". Quand il se retrouve seul dans son cabinet, il baragouine du t.A.T.u. ✎ Il va souvent à l'opéra. ✎ Cliff aime bien se moquer des Français. Juste par principe. ✎ Il ne rate jamais les Gay Pride de Brighton. ✎ Il adore le citron, le saumon et les pizzas. ✎ Clifford dort souvent sur son canapé. ✎ Il aime la pluie. ✎ Il joue aux Sims, même sur son lieu de travail.





couleur préféré ◮ le noir.
 films favoris ◮ Boulevard de la Mort, Dirty Dancing, Le Seigneur des Anneaux, Pulp Fiction, tous les films d'Hitchcock et de Woody Allen, Late Autumn, Skyfall, In the Mood for Love.
saison préférée ◮ l'hiver.
romans favoris ◮ tous les Balzac, les Maupassant, les Proust, les Zola, The Waste Land de T.S Eliot, Guerre et Paix de Tolstoï, Voyage au bout de la Nuit de Celine, tous les Brontë, Persuasion de Jane Austen, Le Vieil homme et la Mer de Hemingway, Gatsby le Magnifique de Fitzgerald.
style musical ◮ étrangement, Clifford adore la kpop. Il apprécie les sons pop indie, les musiques des années 70 et les compositeurs classiques, en particulier Chopin.


chaud ou froid  ◮ chaud.
fidélité ou infidélité  ◮ fidèle en chair, infidèle en esprit.
mensonge ou vérité ◮ vérité.
ville ou campagne ◮ ville.
Jour ou nuit ◮ jour.




△  behind the computer ~
PRÉNOM OU PSEUDO ◮ hemingway, sterennade. ÂGE ◮ dix huit ans. SEXE ◮ femelle. OU AS-TU DÉCOUVERT LE FORUM ? ◮ grâce à Edlys ça glisse.  QU'EN PENSES-TU ? ◮ très beau, concept intéressant. VEUX-TU ETRE PARRAINEE?◮ non merci  . FRÉQUENCE DE CONNECTIONS ◮ 4/7.  MOT DE LA FIN ◮ panda.




Dernière édition par Clifford A. Eddington le Lun 22 Juil - 21:23, édité 16 fois
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Sam 20 Juil - 22:02



△ je suis là, pour toi


VINGT CINQ ANS

J'ai sa mort sur ma conscience. Le type qui s'est jeté d'un pont. J'y suis allé. J'ai même vu le corps. Enfin, façon de parler. Je me suis tenu au bord du vide, j'ai regardé. Pour lui, il faisait nuit. Il n'a pas pu voir. Tant mieux. Je me sens bizarre. Autour de moi, ça parle. Mais je n'entends rien. Seulement un bourdonnement impétueux et scandé. C'est à faire saigner mes oreilles. Je pourrais même sentir le liquide pâteux, s'écoulant. Je longe le pont et je m'éloigne des gyrophares, des blouses blanches, du corps. Il se met à pleuvoir, je crois. Sinon, pourquoi ces gouttes à mes joues blêmes. Pourquoi ce tremblement à mes doigts courbés. Et ces frissons qui parcourent l'échine de mon dos. Ouais, je me sens pas bien. J'ai pas dormi, et je veux partir d'ici. Que je m'éloigne de tout ça. Un appel. « Clifford, ça va ? Tu sais bien, ce n'était pas ta faute. Allo ? ». Son sourire me revient en pleine tronche. Son adieu. Lui, il avait compris. Putain. Bordel de dieu. Merde. Qu'est-ce que j'ai foutu, bon sang. Le cul sur le fauteuil, je l'ai laissé partir. Mais oui, allez donc vous suicider. Moi ce soir je vais manger une pizza. On s'appelle ? Bisou bisou.

Dans le bus, je m'échappe. Londres dans la rétroviseur, je pousse un long soupire. Je veux zapper la ville, ses omnibus, ses taxis, les lignes jaunes. Je m'en vais, je ne sais où. Tant que je file, loin de... tout ça. Alors, dis-moi, comment tu te sens. Tu as bien merdé, bravo petit. Il te reste quoi ? Même pas ton insolence. Tu as la queue bien pendante entre les jambes maintenant, pas vrai. Plutôt déplaisant comme sensation. C'est ça que tu vas faire, fuir ? Joli. Ne t'énerve pas, allons. Moi non plus ça me plaît pas. Moi j'dis, descends. Au prochain arrêt, qu'importe. Ramène ton cul en ville. Et va t'excuser. Ouais, carrément. Sois pas lâche, pitié. Ça va nous achever, tu comprends pas ? Alors sois fort. Reconnais ton erreur, prends-toi des insultes en pleine tronche, je m'en fous mais fais face. Ne lui tourne pas le dos. Il ne le mérite pas. Donne lui grâce. Crache leur combien cet homme valait. Et même dans son désarroi, il était fort et brave. Prends exemple, petit. Allez, descends.

QUINZE ANS

Allongé dans l'herbe, mes yeux dérivent dans le grand bleu. Des amis sont avec moi, et nous bavardons. Dis, qu'est-ce que tu vois dans le ciel ? « Une glace. Un cheval. Une voiture. Un château. Une télévision. Un baladeur CD. Une console de jeux ». Moi, je vois une grosse teub. Un beau phallus, oui. Cette esquisse céleste confirme mes impressions. J'aime les hommes. D'ailleurs j'en pince pour mon meilleur ami, étendu à mes côtés. Ça me fait doucement rigoler. Quoi, comme si j'étais le seul à penser « sexe ». Je me redresse, observant le garçon. « Et toi, Cliff ? ». Je souris à la jeune fille qui s'est exprimée. « Un tuyau ».

Premier copain, et les émois charnels. Avec mon meilleur ami, ça n'a pas marché. Quand je me suis confessé, il m'a traité de tapette et d'autres noms fleuris. Il m'a même menacé. Je lui ai dit qu'il pouvait aller se faire voir. Je n'ai pas honte d'être ce que je suis. Pis pour ma réputation, je m'en fous. A la limite, celle de ma famille. Et encore, on est un peu tous tarés de la caboche. Pis à Brighton, de la pédale, ce n'est pas ce qui manque. Du coup, le petit ferme sa bouche. C'est bien dommage, moi qui rêvait de l'avoir autour de mon tuyau. Enfin. Je me suis dégoté un musicien. Il joue de la basse ; très agile de ses doigts. J'aime son côté mauvais garçon. On détonne, à vrai dire. Moi le fils de bonne famille. On est allé chez lui, il loge dans une auberge de jeunesse. C'était un peu étroit mais au final, ça m'a plu. On s'est embrassé, touché... Et puisqu'il était le plus expérimenté, il m'a pris.

NEUF ANS

Je cours dans le bureau désert de mon père. Il est un lieu confortable, avec ses fauteuils en cuir. J'adore ces fauteuils. J'adore le bureau de mon père. J'y sens sa présence ; un mélange de tabac froid et quelques senteurs de whisky écossais. Je contemple les hauts volumes, aux reliures racornies et dorées. Les titres sont des mots que je ne comprends pas. Alors je leur prête un sens. C'est amusant. Je m'assois sur le fauteuil. Celui en cuir bruni. Celui de mon père. Un bonheur pour les fesses, qu'il dit. Je considère ses carnets ouverts et éparpillés, remplis de son écriture fine. Un doigt sous les mots calligraphiés, je lis à voix haute des phrases obscures. Enfin, quand j'entends les pas dans le corridor, je me cache sous le bureau. Une main se pose sur la poignée, et la porte coulisse. Je reconnais la démarche tranquille de mon père. Il sait, bien sûr, que je rôde dans son lieu de travail. Mais il joue le jeu, il fait mine de rien. Il sifflote un peu, et je sens qu'il sourit, de son sourire bon et chaleureux. Il dit tout haut. « Comme c'était étrange, j'ai l'impression de... ne pas être seul dans cette pièce. Un espion aurait-il franchi le seuil de ma porte ? Mh, vraiment étrange. Pourtant, il n'y a personne. Je dois être fou, alors... ». Et puis il me prend par surprise avec ses chatouilles. Je me débats comme un beau diable, mais mon père c'est le plus fort. Alors je rends les armes, et je lui supplie d'arrêter en riant. Je suis alors sur ses genoux, et il s'enquiert de moi. Comment s'est passé ma journée. Si j'ai eu des notes à l'école. Je lui raconte tout ce qui me vient à l'esprit. Il m'écoute, me sourit, me corrige parfois. Il se sert un verre de whisky, comme à son habitude. J'ai le droit de boire un peu, quelques gouttes. Enfin il me raccompagne au bas de l'immeuble, et ma mère vient me chercher. Je le serre très fort dans mes petits bras, car je l'aime tendrement. Il me fait un signe de la main et disparaît.

TRENTE ANS

« Cliff, tu n'as rien oublié ? Tu es sûr ? Attends, laisse-moi vérifier dans tes tiroirs ». Je jette un regard à ma sœur, qui l'arrête net dans sa lancée. D'une voix miraculeusement posée, je rétorque. « Non ». Anna s'assoit, toute penaude. Elle est la plus jeune, celle qui se méfie le moins de ma colère. Celle qui est la moins accoutumée, à vrai dire. Et puis, il suffit qu'elle me fasse ses yeux de chien battu pour que je ronronne. Elle sait comment faire avec moi, la perfide. La jeune femme s'étend sur mon lit, poussant un soupir de bien-être. « Tu vas me manquer, grand frère. Même tes crises d'hystérie et ton côté maniaque... Ah ». Je la regarde, blasé. « Mais ne te dérange pas pour moi, continue de rassembler tes affaires ». Je jure dans ma barbe, alors qu'elle sourit. « Tu sais, la bonne partie dans tout ça, c'est que tu ne pourras plus persécuter Louis ». Un petit sourire caustique naît sur mes lèvres à l'évocation de son petit-ami français. Je réponds, à la fois sérieux et amusé. « Crois-moi, je serais capable de le castrer même si je suis à l'autre bout de la planète ». Un rire léger me prend. Anna me lance un regard noir, en disant. « Ça serait dommage, il est si bien pourvu ». Je me retourne net, livide. D'une voix saccadée, je murmure. « Tu veux mourir, Anna ? ». C'est alors que la cadette, Andréa, débarque. « Quoi, toujours ces conspirations pour mettre fin à nos jours, Cliff ? C'est pas joli joli... ». Je baisse la tête, épuisé. « Vous allez me rendre fou... ». Et elles, d'un même élan. « Mais c'est le but, frérot ». Je finis mes valises sous leurs regards amusés. Au fond, je sais bien qu'elles sont tristes. Même si je ne suis pas souvent à la maison, j'essaie d'être le plus présent dans leurs vies. Je m'arrange toujours pour aller boire un verre, ou les accompagner à un concerto. J'aime beaucoup mes sœurs. Il manque Joan, bien sûr. L'aînée, celle que je connais le mieux. Elle n'a pas pu se libérer à temps pour mon départ. Mais cela ne fait rien, on sait. Il n'y a pas besoin de mots entre nous. Enfin le taxi arrive. Je serre une dernière fois Anna et Andrea dans mes bras. « Pas de bêtises, les filles ».

TRENTE NEUF ANS

Je rentre toujours pour la Gay Pride de Brighton. Mais cela n'est qu'un prétexte, à vrai dire. Surtout, je n'y vais plus avec le même état d'esprit. Avant j'étais tout feu tout flamme. Et puis j'ai rencontré James Rhodes, mon compagnon depuis trois ans maintenant. Un universitaire bien foutu ; il a tout ce qu'il faut, là où il faut. Je l'aime bien. Et puis, sa voix est grave. Je me souviens très bien de notre rencontre. Il pleuvait, et puis je ne regardais pas où j'allais. Il m'a retenu par l'épaule et nos regards se sont croisés. J'ai souri comme un con. Faut croire que ça lui a plu. On est bien ensemble. Nos petites habitudes, nos discussions. Enfin, le navire dérive. Il m'a trompé. Le pire, ce que je ne peux pas lui en vouloir. Moi, je suis maqué à mon boulot. Je passe plus de temps avec des patients qu'en sa compagnie. Je ne dis pas que c'est entièrement ma faute ; je ne l'ai pas poussé à baiser un de ses étudiants, après tout. Mais je comprends. Alors on a décidé de prendre un peu de distance. Tu parles, c'est du tout cuit à mon avis. Et puis ce voyage tombe à pic. Une excuse de plus pour s'éloigner.

Avant de descendre sur Brighton, je prolonge mon séjour à Londres. Une chose importante à faire. Chaque année, en ce mois hivernal, je vais chez le fleuriste. Je choisis de belles fleurs, à ma convenance. Je me souviens qu'il les aimait blanches. J'en prends même un peu trop. Depuis le temps, la vendeuse me connaît. Je crois qu'elle devine. C'est un petit secret, entre elle et moi. Pour rire, je la surnomme « Mrs Dalloway ». Ça lui plaît bien. Puis je pars, vers le cimetière. Je fais le trajet à pieds, comme toujours. Pour être avec moi, et lui. Que mes pensées m'envahissent, mes souvenirs, son sourire. Et puis je viens sur sa tombe. Je ne dis rien. Je dépose simplement le bouquet, et les fleurs en trop, je les jette. Avant je les laissais sur des tombes grises. Je regarde son nom, et je chéris sa mémoire. Plus en ce jour que jamais. Et puis je tourne les talons, laissant l'homme au sourire. Je croise même son fils. Il ne me reconnaît pas, il semble un peu hagard. Je passe mon chemin, triste et serein.

VINGT HUT ANS

Un jour je suis allé en Corée du Sud. J'ai passé plusieurs semaine à Séoul, puis à Busan, au sud du pays. Que dire de ce voyage. Déjà, je ne me souviens pas très bien. Parfois j'ai des sortes de remontées. Des souvenirs qui refont surface. Là bas, j'ai beaucoup mangé, j'ai beaucoup bu, j'ai beaucoup forniqué. Et pas forcément dans cet ordre. Pour moi, ces vacances étaient celles de l'extrême. J'ai vraiment tout fait ou tout vu. D'ailleurs, j'ai mis les pieds dans une boîte de nuit. Et je n'ai pas détesté. Je ne pouvais pas cracher sur ces beaux mâles asiatiques qui se déhanchaient devant moi. Enfin, sauf à leur convenance sexuelle. Chacun ses pratiques après tout. Faut dire, quand je suis rentré, je ne marchais plus très droit. Jamais de ma vie je me suis autant donné. J'étais le petit british tout droit sorti des jupons de sa mère, à leurs yeux. Et pis, ça faisait son petit effet. Je me souviens, jean moulant et chemise à carreaux ; sirotant à la paille rose fluo un cocktail bien exotique. Ah, vraiment, que dire. Je suis ravi d'être parti seulement avec mon meilleur ami, tout aussi amnésique que moi. Ce qui s'est passé en Corée du Sud, reste en Corée du Sud. Et puis, je me suis fait plaisir. J'ai assisté à des concerts. Les Infinite, les Exo, les 2PM... J'en ai bouffé à gogo de la kpop. Avec Alaric, on était entouré de jeunes pré-pubères. Ça faisait très pédobear, à mon avis. Enfin. Ce fut fort plaisant.

EDLYS NORDTVEIT

Et puis il y a ce patient. Cet homme. Edlys Nordtveit. Je ne saurai m'exprimer à son sujet. Pour une fois, je reste dubitatif. Frustré, aussi. Au départ, je le voyais une fois par semaine. Cela ne devait pas durer. Et puis... Je donnais des rendez-vous à la pelle. Jusqu'à le voir plus de trois fois par semaine. Même en dehors du cabinet. C'est mal, je le sens. Il est mon patient, je ne devrais pas avoir ce genre d'égards. Ni d'envies. Il me fait tourner la tête, à vrai dire. Sans lui, je suis à bout. Comme un vide qui m'étreint le cœur, le ventre, les jambes. Je crois être tombé. Mais je ne peux pas. Ce qui me retient le plus, c'est l'éthique professionnelle. Même pas James. Et quand bien même je veux l'oublier, je n'y arrive. Il est dans ma tête, il est en moi. Edlys Nordtveit m'a pris quelque chose.




Dernière édition par Clifford A. Eddington le Mer 24 Juil - 0:15, édité 23 fois
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Sam 20 Juil - 22:04

Tu sais ce que je pense de toi déjà, n'est-ce pas ?  
Je t'aime. I love you
Fais moi rêver et oui, je ne me retiens pas, je n'attends pas, je n'ai qu'une seule hâte.
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ﮦ ÂGE : 24 ans
ﮦ ACTIVITÉ : Officieusement, elle est barmaid, en réalité, elle est stripteaseuse
ﮦ CÔTÉ COEUR : Le coeur pris par des sentiments contradictoires
ﮦ MENSONGES : 4154
ﮦ DISPONIBILITÉ : Disponible ♥
ﮦ A WINDFALL LANE DEPUIS LE : 01/03/2013

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MessageSujet: Re: à bout de toi. Sam 20 Juil - 22:29

Bienvenue parmi nous et bonne chance pour ta fiche.
Je ne t'invite pas à trouver la CB, t'as vu comment on est des fifous Arrow
Si tu as la moindre question, nous sommes là pour toi

_________________
WATCH OUT FOR THAT BITCH CALLED KARMA
La souffrance peut occuper une telle place qu’on en oublie le bonheur. Parce qu’on ne se rappelle pas avoir été heureux. Et puis, un jour, on ressent quelque chose d’autre, ça nous fait bizarre, seulement parce qu’on n’a pas l’habitude, et à ce moment précis, on se rend compte qu’on est heureux.
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Sam 20 Juil - 23:39

edlys nordtveit. tu penses que je suis la reine des pandas et que je mate de la kpop comme si c'était du porn? si oui, tu penses bien. non sérieusement, je sais que tu m'aimes, que tu m'admires même; ok je pousse mémé dans les orties.   
k. héloïse miličević. ouais vous êtes des fifous pervers quoi. j'aime ça, on va bien s'entendre. pis bon, je radote, mais gemma quoi. ♥️ calin  merci d'être là pour moi.
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Sam 20 Juil - 23:48

Je devrai dormir, je te l'ai dit en plus. Mais, je suis là, je traîne sur ta fiche à te détester parce que tu écris vraiment bien, rien que ton secret... Mais tout ça, tu le sais déjà, encore.   
& il ne faut pas pousser mémé dans les orties, surtout quand elle n'a pas de culotte. *je sors*  
Ton petit cadeau t'attend, sagement.
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Dim 21 Juil - 18:34

OUAAAH je sens que je vais adorer ton perso *O* !!! Bienvenue parmi nous monsieur Eddington ♥♥ !
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Lun 22 Juil - 0:49

merci beaucoup rosalie. (the great gatsby ♥)
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Mer 24 Juil - 0:21

T'as eu le droit à tous mes commentaires au fur et à mesure que tu postais ta fiche, je ne peux que me répéter en disant que c'est parfait. Le personne est très bien cerné et j'adore la touche personnelle que tu ajoutes. Kpop bonjour (a) !
Quoi qu'il en soit je veux que tu sois là, avec moi et qu'on fasse nos rps, tout le temps
I love you
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ﮦ ÂGE : 24 ans
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one more night


MessageSujet: Re: à bout de toi. Mer 24 Juil - 9:15

•• Tu es validé !  

Je trouve ta fiche canon et comme cela semble plaire au Messie, je ne trouve absolument rien à redire. J'ai aimé ta narration, ta façon d'écrire et j'ai aimé voyager au travers les âges du monsieur - genre il est méga vieux tu sais Arrow. Tu peux dès à présent poster dans le rp et dans le flood, mais surtout n'oublie pas de recenser ton avatar pour pas te le faire piquer . Tu peux également faire toutes les demandes nécessaires pour ton personnage, tes liens, un logement, toussa toussa. Bref, je te mets dans ton groupe et je rends mon micro

Have fun ~    

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MessageSujet: Re: à bout de toi.

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